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  • Valérie Lambert

" Ecouter les signaux et agir "


VOIR ou NE PAS VOIR, telle est la question


Je suis de nature optimiste et positive, ceux qui me connaissent le savent. Pour autant je ne suis ni sourde ni aveugle. Jour après jour je constate chez bon nombre de personnes autour de moi, un climat morose qui s’installe, des maux qui se réveillent et des tensions qui surgissent.

Les différents environnements, entreprises, écoles, associations sont touchés. Des signaux sont lancés comme des symptômes de corps malade mais rien ne bouge véritablement. Attention au « satané couvercle » sur les émotions ou aux œillères qui évitent la mise en alerte et en action malgré les signaux.




- Gard à cela, sous peine d’ex/implosion !

Gard à l’effet « bombe à retardement -





Certes, les clients qui me consultent ont généralement un moral plutôt bas. Devant les difficultés qui surviennent, ils ont du mal à avancer et à dépasser leurs interrogations et peurs, seuls. Les raisons de leur venue et leurs attentes d’accompagnement sont multiples. Mais ils ont tous un point commun : s’ils franchissent le cabinet c’est qu’ils ont tous su déceler certains signaux et décidé à un moment de les écouter. Parfois, malheureusement, il est déjà bien tard... Néanmoins jamais trop tard pour agir et rétablir le cap !


- Il s’agit dans un premier temps

d’être conscient et attentif aux signaux envoyés ici ou là. -



Signaux fort et Signaux faibles

Ces signaux peuvent être de natures diverses et ils ne sont pas toujours facilement perceptibles par l’environnement ou les individus eux-mêmes.

Coup d’éclat, arrêt de travail, démotivation ou surinvestissement, perte d’engagement, irritabilité, maux de dos, fatigue "inexpliquée", silence long et absence d’interaction, consommation de café en hausse (et oui, c'est aussi un signal !), … : autant d’informations directes et explicites, ou indirectes et explicites à pister.


L’information actuelle est dense, continue, omniprésente, accélérée et se révèle de plus en plus envahissante. Il devient alors difficile de faire le tri. En dégager de manière objective la "bonne traduction" et ainsi délivrer une réponse adaptée demande parfois un réel effort ou volonté. L’information est d’autant plus complexe aussi avec l’arrivée du télétravail où une nouvelle cloison virtuelle s’est dressée entre les individus.

Un nouveau type de communication s'instaure et nos sens doivent s'adapter à un nouveau décryptage. Une vigilance accrue est alors de rigueur pour décoder les éventuels changements d’attitudes, les mouvements du visage, les non-dits.


En tant que dirigeant, manager, salarié diriez-vous que vous êtes à l’écoute des différents signaux ? Des vôtres d’une part, mais aussi de ceux de vos collaborateurs et de votre entourage d’autre part ?


" Pas facile..." me direz-vous et pourtant si important !


- La santé mentale et psychologique

de votre entité, cellule ou entreprise en dépend. -




Des pistes d'action pour agir


Dans ce processus d’écoute des signaux il existe différentes étapes où chacun peut jouer un rôle à son niveau.

Pour certains managers ce sera travailler sur leur optimisme et améliorer leurs propres ressentis ; pour d’autres ce sera accompagner et motiver leurs équipes en insufflant une dynamique positive et vertueuse ; ou encore travailler leur regard sur la situation.

Il existe tant de manières d’œuvrer, parfois d’une grande simplicité pour réamorcer la machine. Chacun, à son poste et à sa manière, peut se mettre à l’écoute des signaux et œuvrer.


Mais avant toute chose, pour être à l’écoute, n’est-il pas judicieux de RALENTIR ?


Comme un gros mot qui résonne et qui va à l’encontre du mouvement de nos sociétés, "ralentir" est pourtant une des clés pour la prise de recul dont nous avons besoin. Ralentir pour observer, ralentir pour écouter, ralentir pour échanger, mieux sentir, alerter et décider. Comment faire alors si nous avons toujours la tête dans le guidon ?


Les verbes clés autour de ces étapes :


Ralentir, Observer, Echanger, Alerter, Agir




- Ne craignons pas de prendre un temps de prise de recul.

Ne craignons pas ce mot « recul » qui nous permet paradoxalement

d’avancer de plus belle ! -



" COUP DE GUEULE "


En évoquant ce sujet de l’écoute des signaux, je me pose même la question de la responsabilité, à la fois individuelle et collective que nous avons. Que se passe-t-il en effet, si nous décidons de faire fi, par exemple, de nos émotions ou du verbal / non verbal envoyé par nos interlocuteurs ? Quelle responsabilité avons-nous en cas de dérapage, de burnout chez nos employés, si nous n’avons pas souhaité prêter attention aux signes avant-coureurs ?


En écrivant cela je ne peux en fait m’empêcher de pousser un "petit coup de gueule"... Je m’explique :


" Une personne me contacte en tirant une sonnette d’alarme ne trouvant plus sa place dans la structure qui l’emploie. Perdue dans la nouvelle organisation et le nouveau mode de télétravail elle demande de l’aide et cherche des solutions. Les symptômes de stress et d’épuisement au travail sont forts et présents. La demande d’aide émane de la personne salariée. Nous engageons un dialogue et envisageons dans un premier temps une approche de communication avec sa hiérarchie afin d’envisager un accompagnement sous une forme ou une autre et surtout d’exprimer clairement un besoin d’aide dans la situation.


La réponse est sans appel : « Ma hiérarchie n’est pas favorable à cette démarche d’accompagnement. Elle juge que c’est à moi de me poser les bonnes questions au bon moment et ainsi revoir mon organisation. J’en suis totalement désolé. »


En tant qu’accompagnant je regrette de telles réponses craignant, il est vrai, leurs conséquences à terme. D’un naturel optimiste néanmoins, j’ose espérer qu'une petite graine a été plantée auprès de la direction et que celle-ci apportera d’une manière ou d’une autre une aide concrète à cet "appel au secours".



EN BREF


Nos mondes pro et perso nous envoient des signaux en tout genre. Apprenons à ralentir et à prendre le recul nécessaire pour y être plus attentif, qu'ils soient forts, faibles, négatifs ou même positifs ! Car oui, prendre de la hauteur peut aussi faire émerger de belles découvertes et réussites, notamment lors de périodes de crise, aussi paradoxal cela puisse-t-il paraitre !


Nous avons, je le pense, chacun un rôle à jouer et une responsabilité dans cette écoute des signaux. Bonne nouvelle : il existe de nombreuses possibilités d’actions pour nous y aider et ce, de manière individuelle ou collective.

Besoin d'aide ? Parlons-en !




Valérie Lambert

www.kaizen-accompagnement.fr